godfrey reggio

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Koyaanisqatsi | 1982

19h ago
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Description

Est-ce la musique de Philip Glass? est-ce l'incroyable tour de force technique cinématographique en 1982 (On tournait, on photographiait, mais tous les montages étaient encore manuels. A la Mano. Aucun ordinateur, rien qu'une table de montage en 35mm traditionnelle. Cela fait déjà un tour de force technologique de ce film. Mais il est aussi à bien des égards Le Premier film de tous les films qui ont dénoncé pêle-mêle les dangers que font vivre à la planète l'espèce humaine. Pionnier du genre qui se souvient aujourd'hui de Godfrey Reggio. Et des producteurs qui ont osé. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. D'une prise de risque majeure artistique pour parler de la destinée de l'homme sur Sa Planète. Et même le choix de Philip Glass en est un. Point de symphonie Beethovénienne, point d'orgues de Bach. Une musique envoutante, omniprésente pour illustrer la grandeur et la décadence de notre espèce humaine. Ce film, qui n'est que la suite d'un autre chef d'œuvre, Soleil Vert de Richard Fleischer (1974) Je reste persuadé que ce film devrait être projetée à tous les enfants, élèves et étudiants pour qu'ils se rendent compte de l'histoire des alertes que l'homme ne cesse de proférer au cours des précédentes décennies. «Wikipedia: Koyaanisqatsi est un film réalisé par Godfrey Reggio en 1982, musique de Philip Glass, images de Ron Fricke, produit par Francis Ford Coppola. Depuis 2000, il est classé au National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès à Washington. Le film n'est ni une œuvre narrative, ni documentaire. Il propose des images où l’on joue sur les échelles d’espace et de temps pour montrer au spectateur le monde où il vit sous un angle différent, et l’inviter lui-même à conclure dans le sens qu’il jugera bon. On peut considérer ce film par moments comme une description enthousiaste de la technologie, parfois au contraire comme une vive critique de celle-ci. Le réalisateur admet avoir voulu montrer ce qu’il nomme la beauté de la bête2. Une chose ne fait pas de doute à la vue du film : la technologie qui, il y a peu (du temps des Hopis, par exemple) n'était qu'utilitaire, est maintenant omniprésente et se développe selon sa logique propre. Une image impressionnante d’une ville vue du ciel à différentes échelles se termine par la photographie des circuits d’un microprocesseur ; l’image est claire : la population humaine, quand elle est prise dans son ensemble, a (à peu près) autant de liberté d'action que les électrons dans un microprocesseur. Même si l’individu reste libre, son ensemble, lui, ne l’est plus totalement et n’est pas programmé pour l’être. La frénésie de l’activité urbaine (dans la très esthétique séquence The Grid, tournée à l’accéléré) alterne avec une image frappante d’ennui et de vide intérieur des individus quand ils ne sont plus en train de produire (séquences passées au ralenti).»