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Syrie: les USA, malades de leur puissance, veulent sur-armer les djihadistes.

48m ago
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S'ils le désiraient véritablement, les États-Unis pourraient rapidement trouver une voie vers la paix, en Syrie. La solution la plus simple, prônée depuis le début du conflit, serait de simplement faire cesser la violence en arrêtant l'afflux des armes. Or, certains intérêts supérieurs, que l'on retrouve dans les couloirs de Washington, Tel Aviv, Paris, Ankara et des capitales des pays du golfe persique, semblent avoir décidé du contraire. Fidèles à leurs méthodes de cow-boy, les autorités américaines mettent en place des situations qui font en sorte que la diplomatie ne puisse plus opérer. Washington et ses alliés sont ainsi prêts à prolonger une guerre civile sanglante, qui ravage depuis trois ans le peuple syrien, en acceptant le sacrifice de centaines de milliers de personnes, juste pour assouvir son objectif qui vise à renverser Bachar al-Assad et son gouvernement. Tandis que Moscou fidèle à sa tradition, souhaite la reprise du dialogue à Genève entre toutes les parties, Washington se prépare donc à intensifier son soutien militaire aux rebelles, sur fond d'informations annonçant un regain de leurs activités. Pourtant, s'il existe un accroissement d'opérations militaires en Syrie, on le doit principalement à l'armée nationale qui conquiert, l'un après l'autre, les derniers fiefs occupés par les terroristes armés, dont les factions se font même la guerre entre elles. Les autorités américaines ont déclaré préparer un plan d'intensification du soutien militaire, apporté aux rebelles syriens, en prévoyant des missions d'entraînement, ainsi que des livraisons plus importantes d'armes aux rebelles basés en Jordanie, près de la frontière avec la Syrie et dont le roi est en ce moment, en visite officielle à Moscou. Moscou qui regrette une fois de plus, l'exploitation à outrance du dossier ukrainien qui permet ainsi aux Etats-Unis la mise en place de sanctions diverses mais surtout de rompre, à peu de frais, leurs engagements dans la plupart des dossiers internationaux. Notamment en Syrie, où les parties s'étaient engagées à ne pas livrer d'armement, se contentant d'équipements divers comme du matériel de communication et médical. Faisant fi, encore une foi, des décisions internationales et du Conseil de Sécurité de l'ONU, l'axe Washington-Paris-Tel Aviv-Ankara peut enfin agir au grand jour, en officialisant son soutien, qui était de plus en plus difficile à dissimuler derrière les seules pétro-monarchies qui assuraient l'équipement et la formation des milices armées. Comme en atteste une vidéo, mise en ligne par des groupes rebelles dits modérés (c'est-à-dire encore sous contrôle de l'OTAN) stationnés en Jordanie, et malgré les dénégations du Pentagone, le plan prévoirait la livraison, via l'Arabie saoudite, de missiles sol-air portables et surtout de lance-roquettes antichar TOW, d'une portée de 4 kilomètres, capables de détruire des fortifications. Un armement des plus conséquents qui pourrait certes changer le rapport de forces, mais qui, pour de nombreux experts, pourraient également représenter une menace potentielle contre les intérêts américains ou leurs alliés. Car sur le terrain syrien, les armes changent facilement de propriétaires, au gré des intérêts ou des victoires d'une faction sur l'autre. Mais aussi au gré de la fidélité toute relative de certains groupes, lorsque l'on sait que près de 70% des combattants sont des djihadistes ou des islamistes durs. Depuis le début de ce conflit armé, Moscou insiste sur la nécessité de poursuivre la recherche d'un règlement politico-diplomatique. La Russie n'a cessé d'appeler les belligérants à faire taire les armes et réitère son appel à l'opposition syrienne, y compris la Coalition nationale, à se désolidariser résolument des extrémistes et des bandits qui tuent des civils et apportent malheurs et souffrances au peuple en Syrie. A moins d'être complices, les politiques ne doivent pas servir de caution aux terroristes et à ceux qui se tiennent derrière pour dissi...