palais royal

palais royal

Luigi de Rossi - Le Mariage d'Orphée et Euridice (1647)

2d ago
SOURCE  

Description

Bataille. Les armées françaises sont victorieuses. La Victoire chante leur gloire, et la toute-puissance du royaume de France, régi par les divines mains d'Anne d'Autriche. La France est prédestinée à permettre le triomphe ultime sur le mal : qu'elle assiste aujourd'hui, en guise d'heureux présage, à la victoire d'Orphée sur les Enfers, qui est aussi celle de l'Amour et de la Foi. Scène IX - Arrivée en avance au Temple, Eurydice chante sa confiance dans l'Amour et s'endort, bercée par les Grâces. Les Dryades surviennent et la danse commence, où l'on fait l'éloge de la toute-puissance de l'Amour. Soudain, Eurydice est mordue par un affreux serpent ; elle refuse l'aide d'Aristée, qui se désole. Eurydice meurt, sans pouvoir se défaire de l'intarissable importun, et sans avoir revu Orphée. Choeur funèbre. Le Mariage d'Orphée et Euridice, tragi-comédie en musique et vers italiens, avec changement de théâtre et autres inventions jusqu'alors inconnus en France, fut représentée dans le théâtre construit par Richelieu au Palais Cardinal devenu Palais Royal, le 2 mars 1647. La Gazette du 8 mars 1647 consacra douze pages à la relation de la représentation, sous le titre : "La représentation naguère faite devant Leurs Majestés dans le Palais-Royal, de la Tragicomédie d'Orphée en musique et vers italiens, avec les merveilleux changements de Théâtre, les machines et autres inventions jusques à présent inconnues en France... C'étaient les aventures d'Orphée, enrichies d'entrées magnifiques et d'une continuelle musique d'instruments et de voix; où tous les personnages chantaient avec un perpétuel ravissement des auditeurs, ne sachant lequel admirer le plus, ou la beauté des inventions ou la grâce et la voix harmonieuse de ceux qui les récitaient... Lui [Orphée] fit enfin, pour passer sa fantaisie, chanter un air sur les peines que lui donnait le bonheur d'une amante qu'on lui préférait : à quoi ce satyre répondit par une autre chanson sur le même sujet... Ces airs étaient si mélodieusement chantés.., la musique en était si fort diversifiée et ravissait tellement les oreilles que sa variété donnait autant de divers transports aux esprits... De sorte que ce n'a pas été la moindre merveille de cette action que tout y étant récité en chantant, qui est le signe de l'allégresse, la musique y était si bien appropriée aux choses qu'elle n'exprimait pas moins que les vers toutes les affections de ceux qui les récitaient." Personnages : Orfeo (castrat alto), Euridice (soprano), Aristeo (castrat soprano), Giove (ténor), Giunone (soprano), Pluto (basse), Proserpina (castrat soprano), Himeneo (castrat soprano), Caronte (ténor), Amore (soprano), Venere (soprano), Endimione (ténor), Momo (ténor), Bacco (soprano), Satiro (basse), Nutrice (contralto), Gelosia (contralto), Mercurio (castrat alto), Apollo (castrat alto), una Vecchia (ténor), le Grazie (sopranos), le Parche (deux sopranos, une contralto), Vittoria (castrat alto), Augure (basse), Sospetto (castrat soprano) Source : http://operabaroque.fr/ROSSI_ORFEO.htm